La hernie discale
Étant donné que les causes sont nombreuses, il faut comprendre l’origine de cette dystocie. Des examens complémentaires seront alors
réalisés :
- Un bilan sanguin avec une glycémie, une calcémie, et une kaliémie (potassium) associé parfois à une numération de formule sanguine (vérification d’une éventuelle anémie).
- Des radiographies afin de compter et d’évaluer la taille des fœtus, mais aussi de juger leur position (chiot coincé, engagé, …)
- Une échographie afin d’évaluer la vitalité des fœtus (mesure de la fréquence cardiaque notamment)
QU’EST-CE QU’UNE HERNIE DISCALE ?
La colonne vertébrale protège la moelle épinière. Entre les vertèbres, des disques jouent le rôle d’amortisseurs : chacun est formé d’un anneau fibreux entourant un noyau gélatineux.
On parle de hernie discale lorsque l’anneau se déchire et que le noyau s’échappe, ou lorsque l’anneau s’épaissit avec le temps. Dans les deux cas, la moelle épinière située juste au-dessus se trouve comprimée.
Certaines races sont prédisposées : Bouledogue français, Carlin, Teckel, Cavalier King Charles…
ANATOMIE
Disque intervertébral hernié comprimant la moelle épinière.

LES SIGNES & LES STADES
Les signes vont de la douleur au cou ou au dos (selon la localisation), à la paralysie selon les stades :
- Stade 1 — douleur seule : dos voussé, démarche raide, cris ou grognements au toucher.
- Stade 2 — la marche devient difficile et titubante.
- Stade 3 — l’animal ne peut plus marcher mais bouge encore ses pattes.
- Stade 4 — paralysie des pattes.
- Stade 5 — paralysie avec perte de la sensibilité à la douleur (le plus grave).
Selon l’endroit : une hernie au cou peut toucher les 4 pattes ; au niveau du dos, surtout l’arrière-train.
LE DIAGNOSTIC
D’autres maladies peuvent donner les mêmes signes : le diagnostic repose sur l’imagerie. Le scanner — parfois avec un produit de
contraste (« myéloscanner ») — ou l’IRM permettent de visualiser la compression de la moelle. Ces examens se font sous anesthésie générale, car l’animal doit rester parfaitement immobile. Le choix de tel ou tel examen est dépendant de chaque situation
clinique et de la préférence du clinicien. Une analyse du liquide céphalorachidien peu s’avérer nécessaire.

LE TRAITEMENT
Si l’animal ne présente que de l’inconfort, un traitement médical peut suffire : anti-inflammatoires, antalgiques et repos (le disque déchiré peut cicatriser).
En présence de signes neurologiques, la chirurgie est souvent nécessaire : on crée une petite fenêtre dans la vertèbre à l’aide d’une fraise chirurgicale pour retirer les fragments de disque et décomprimer la moelle (corpectomie au niveau du cou, hémilaminectomie pour le dos).
PRONOSTIC
80 – 90 % de récupération
- 80 à 90% de récupération n cas de paralysie avec sensibilité conservée, si l’animal est opéré rapidement.
- Le pronostic dépend du stade : douleur seule ou marche difficile, très bonnes chances de récupérer.
- Sans sensibilité à la douleur, les chances tombent à ~50 %, et à 5–10 % au-delà de 48 h.
APRÈS L’OPÉRATION
- Douleur & réveil : gestion de la douleur ; parfois une journée d’hospitalisation supplémentaire.
- Nursing : si l’animal ne marche pas — aide à uriner, physiothérapie (voir fiche « animal paralysé »).
- Repos strict 2 mois : ni saut, course, jeu ni escalier ; espace restreint ; sorties hygiéniques 5 min, 3×/jour.
- Suivi : retrait des points dès 12 jours ; contrôles neurologiques à 1 et 2 mois.
Pour une intervention chirurgicale recommandée par votre vétérinaire ou si vous souhaitez bénéficier d'un second avis, nous vous invitons à prendre rendez-vous en consultation de chirurgie.












