L’implant de resurfaçage articulaire
Étant donné que les causes sont nombreuses, il faut comprendre l’origine de cette dystocie. Des examens complémentaires seront alors
réalisés :
- Un bilan sanguin avec une glycémie, une calcémie, et une kaliémie (potassium) associé parfois à une numération de formule sanguine (vérification d’une éventuelle anémie).
- Des radiographies afin de compter et d’évaluer la taille des fœtus, mais aussi de juger leur position (chiot coincé, engagé, …)
- Une échographie afin d’évaluer la vitalité des fœtus (mesure de la fréquence cardiaque notamment)
L’implant de resurfaçage articulaire
Un implant de resurfaçage articulaire (SynACART™) est une prothèse chirurgicale artificielle permettant de combler et remplacer un défaut de cartilage dans les articulations de l’épaule, du genou, du coude, du tarse. Il est constitué d’une base en titane chirurgical qui s’intègre à l’os et d’une surface en polymère biocompatible permettant de restaurer une continuité de la surface articulaire avec des propriétésmécaniques proches du cartilage naturel.
Son utilisation est réservée aux situations où il y a une perte importante de substance dans l’articulation, notamment dans le cas d’ostéochondrite disséquante (OCD). Cette maladie articulaire congénitale est à l’origine d’une fragilité du cartilage de certaines articulations pouvant conduire à des fissurations voire le détachement de fragments cartilagineux exposant alors l’os sous-jacent et entrainent douleur et arthrose. La plupart des cas peuvent être traités par curettage et extraction arthroscopique des fragments, mais parfois les lésions peuvent être tellement importantes que les résultats attendus sont insatisfaisants. L’implant permet alors de combler le défaut et restaurer la surface articulaire avec de meilleurs résultats.
Au préalable de la chirurgie il est nécessaire d’évaluer les lésions avec le plus de précision possible, grâce au scanner. Cela permet de vérifier la bonne indication de l’implant et de planifier la chirurgie avec la taille d’implant la plus adaptée. Si cet examen n’a pas été réalisé au moment du diagnostic il devra donc être effectué avant le jour de l’intervention.
Au cours de la chirurgie, l’articulation est ouverte afin d’accéder à la lésion du cartilage puis celle-ci et l’os en dessous sous débridés creusés afin de mettre en place la prothèse. Celle-ci est impactée dans l’os, c’est-à-dire qu’elle est placée en compression dans l’os et que se sont les contraintes de l’os dessus qui permettent son maintien le temps que celui-ci grandisse dans la prothèse (on parle d’ostéointégration).
Au cours de la convalescence, un repos strict est indispensable. Celui-ci dure en général deux mois et peut être modulé en cours de route. Des contrôles orthopédiques et radiographiques à un mois et deux mois post opératoires sont à prévoir. Des antalgiques et des antibiotiques sont prescrits à la maison.
QUELS SONT LES RÉSULTATS ET LES COMPLICATIONS POSSIBLES ?
Les résultats fonctionnels sont globalement bons avec environ 70 % des chiens qui ne sont plus douloureux et retrouvent une démarche normale. La plupart des patients prennent appui sur le membre opéré dans la semaine qui suit la chirurgie.
Les complications spécifiques à ce type de procédures peuvent être un descellement de l’implant ou bien une infection.
- Dans le cas du descellement, la prothèse n’est plus dans sa position d’origine ce qui peut parfois nécessiter une réintervention chirurgicale.
- Dans le cas d’infection, si celle-ci est en profondeur au contact de la prothèse, le retrait de celle-ci devient nécessaire.
Ces complications restent toutefois peu fréquentes et aisément évitables si les consignes post-opératoires sont respectées.

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